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La Petite Ceinture du XVe arrondissement

petite ceinture et ses gares en 1900

Plan de la Petite Ceinture en 1900

En prenant la décision de construire une ligne de chemin de fer à double voie ceinturant Paris, l’Etat voulait avant tout faciliter le transport de matériels civil et militaire. Il s’agissait de relier les grandes gares terminus entre elles, à l’intérieur du tracé des fortifications protégeant les nouvelles frontières de la ville-capitale.

Les travaux d’aménagement de cette ligne de chemin de fer se déroulèrent entre 1842 et 1859. D’abord réservée au transport de marchandises, à l’exception de la ligne d’Auteuil, consacrée immédiatement au transport de voyageurs, cette ligne ferroviaire filait à l’intérieur des boulevards des Maréchaux. Trois tronçons formaient cette boucle ferroviaire intra-muros : la ligne de « La Rapée à Batignolles », la ligne de « Pont-Cardinet à Auteuil-Boulogne » et celle d’ « Auteuil-Boulogne à La Rapée ». 

Durant la guerre de 1870, elle permit le transport rapide des hommes de troupe et démontra son utilité, mais sa capacité fut aussitôt jugée assez limitée. En 1877, elle fut d’ailleurs doublée d’une « Grande Ceinture » située à l’extérieur de la ville, à une quinzaine de kilomètres de l’actuel boulevard Périphérique. C’est alors que la « Petite Ceinture » s’ouvrit au transport des voyageurs. De nouvelles gares, parfois précédées de quais couverts de marquises, ponctuèrent son tracé jusque dans les années 1920. 

Au fil de son histoire, la Petite Ceinture s’adapta aux grands événements organisés dans la capitale, comme l’Exposition Universelle de 1889. Ainsi, pour faciliter la circulation aux carrefours, on releva ou abaissa ses passages à niveau par la construction de viaducs ou le creusement de profondes tranchées.

Désertée par les Parisiens en faveur du métropolitain, la ligne de la Petite Ceinture fut fermée au trafic des voyageurs en 1934, hormis la ligne d’Auteuil, en fonctionnement jusqu’en 1985, puis en partie intégrée à la ligne du RER C. Le transport de marchandises s’interrompit au début des années 1990. Sur les 29 gares de la Petite Ceinture, seules 18 existent encore : les unes ont été réaménagées pour le RER ou transformées en restaurant ; d’autres, situées sur des tronçons interdits au public, sont laissées à l’abandon.

 Sentier de la rue Desnouettes, à hauteur du n° 43

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L’accès depuis la rue Desnouettes

Les qualités naturelles et paysagères de la partie ouest de la Petite Ceinture, entièrement déferrée, furent préservées et sont en partie désormais accessibles au public, à l’exemple du parc linéaire du XVIe arrondissement.

D’autres tronçons de la Petite ceinture ont été aménagés en promenade plantée, comme le « sentier nature » du XIIe arrondissement et le parc de la Petite ceinture du XVe arrondissement. 

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Les graffitis le long du sentier de la rue Desnouettes

La Petite Ceinture du XVe arrondissement est un parc linéaire, accessible en plusieurs endroits par le moyen d’un sentier en pente douce, rue Desnouettes, mais aussi d’escaliers et d’ascenseurs aménagés sur le remblai de ses portions surélevées. Son tracé relie la place Balard, située en contrebas de la promenade, à la rue Olivier-de-Serres, qui la surplombe. 

Ce parc linéaire traverse trois ponts métalliques : le pont appuyé sur de hautes colonnes doriques de la place Balard, celui de la rue Lecourbe, le double pont de la rue Desnouettes, les ponts des rues du Hameau et de Vaugirard. 

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L’ancienne gare de Vaugirard-Ceinture

Après avoir franchi ce dernier ouvrage métallique, le promeneur passe devant la façade de l’ancienne gare ferroviaire de Vaugirard-Ceinture.

Bâti sur un terrain perpendiculaire à la rue de Vaugirard et appliqué contre le remblai de la Petite Ceinture, l’édifice aujourd’hui désaffecté comprend trois niveaux, côté rue, et un seul niveau, côté quai. Son architecture en briques roses et merlons blancs possède, vers la promenade, une façade percée de grandes baies cintrées par lesquelles les voyageurs accédaient au quai de la Petite Ceinture. 

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Le sentier, en direction de la place Balard

Le parc linéaire du XVe arrondissement reprend exactement le tracé de l’ancienne ligne de chemin de fer de la Petite Ceinture. Son cheminement se divise en deux parties : un sentier aménagé en promenade et une voie ferrée, rappelant la vocation originelle des lieux.

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La rue de Vaugirard et le square Desnouettes

Ce parc traverse plusieurs îlots d’habitation, offre une belle perspective sur les immeubles cossus de la rue de Vaugirard et sur la cour intérieure des immeubles proches du square Desnouettes, dont les grandes baies vitrées signalent peut-être encore la présence d’ateliers d’artistes.

 

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Les deux cheminements du parc de la Petite Ceinture

Ce sentier laissé en friche est conçu comme un refuge de bio-diversité particulièrement favorable à la faune et à la flore (orme champêtre, chêne pédonculé, érable sycomore). Vingt-et-une espèces d’oiseaux ont été relevées, dont certaines menacées d’extinction, comme le gobe-mouche gris. 

Rue Olivier-de-Serres

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Vue de la Petite Ceinture, depuis la rue Olivier-de-Serres

Le parcours est très encaissé à l’approche du tunnel (encore fermé) de l’ancienne voie ferrée, qui passe sous la rue Olivier-de-Serres.

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Le tunnel de la rue Olivier-de-Serres, vers le parc Georges-Brassens

L’ouverture de ce tunnel permettra de rallier directement le parc Georges-Brassens qui occupe, de l’autre côté, l’emplacement des anciens abattoirs de Vaugirard. C’est actuellement à l’entrée du tunnel de la rue Olivier-de-Serres que s’achève (ou débute) la Petite Ceinture du XVe arrondissement. 

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